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Quel avenir pour la presse écrite à l’heure de l’instantané?

8 mai 2010 par mentenmichael
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Souvenez vous le 28 avril 2009… Cette date ne vous dit rien ?
Pourtant, ce mardi était un jour particulier pour le paysage médiatique.
En particulier pour le journal Le Soir.

Béatrice Delvaux,  rédactrice en chef du journal, proposait une nouvelle formule pour son lectorat.
Elle promettait plus de profondeur dans sa version papier : Un « Soir » neuf pour des temps nouveaux

Quelques jours plus tard, c’était au tour de RTL TVI de se mettre au diapason. Un documentaire sur les défis de la presse papier était proposé sur la chaîne.

Le 05 mair 2009, La Libre Belgique annonçait une restructuration de son quotidien.
Michel Konen, rédacteur en chef du journal, profitait alors de cet évènement pour expliquer, en direct sur RTL TVI et en visite guidée sur son site, son nouveau projet rédactionnel.

Dans un élan de courage et d’audace, les médias semblaient vouloir faire peau neuve en ce milieu d’année 2009.
Un an après, les résultats sont-ils à la hauteur de leurs attentes ?
Et nous dans tout ça, voyons nous réellement un changement dans la manière dont les articles sont rédigés ?

J’ai décidé d’aller voir Philippe Laloux (chef d’édition au Soir), Jean-Paul Duchateau (chef d’édition à LLB) et (Luc Gochel, chef d’édition à la Meuse). Le reportage radio fait le point sur les motivations des éditeurs

Ecoutez

En tant que simple lecteur, j’aimerais cependant ajouter un avis personnel sur la situation.

Si la plupart des journaux papiers ont tenté de s’adapter à la situation et ce, à travers différentes modifications (format, mise en page, qualité de photos, liens Internet, etc.); les diverses restructurations proposées ne semblent pas avoir réellement bouleversé le paysage médiatique.
Les versions imprimées restent, à mon sens, trop proches  de leurs variantes Internet.
Il suffit de comparer un journal papier et son site web. La plupart des articles que nous pouvons lire dans une version se trouvent également dans l’autre.

Une question me vient alors à l’esprit. A quoi cela sert-il de continuer à acheter un quotidien? Si ce n’est pour son aspect « pratique » ou son côté « mobile ». (Même ces derniers atouts ne semblent plus avoir de poids face à la nouvelle technologie…)

Les responsables de la presse écrite n’oublient-ils pas une chose importante ? Le problème ne se trouve t-il pas dans la manière dont on traite l’information ?

La course au scoop alimente toujours la concurrence entre les journaux.
La bataille promise par certains rédacteurs sur la qualité et le traitement de l’information ne semble pas avoir réellement commencé.

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A la conquète de l’Eurasie…

21 avril 2010 par mentenmichael
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Suite au cours de Politique International enseigné par  Monsieur Delmotte en 3ème BAC à l’Ihecs, j’ai décidé de réaliser un article qui reprendrait les grandes idées  retenues au cours.
J’apporte également à ce sujet un point de vue personnel que vous pouvez commenter.

“Si les US veulent empêcher l’émergence d’un quelconque rival, ils doivent trouver des moyens qui les maintiendront au centre du monde”. Zbigniew Brzezinski

Aujourd’hui, chaque stratégie politique semble prendre forme autour d’une seule et même région, l’Eurasie. Mais qu’est ce que l’échiquier eurasien?

Il s’agit d’une région qui s’étend de Lisbonne à Vladivostok et qui comprend une série de joueurs disposant d’un capital de puissance.
Ces joueurs-clés sont disposés en 3 zones :

1. A l’Est et à l’Ouest : deux régions densément peuplées structurées par des Etats puissants. En Europe occidentale : L’Allemagne, La France, La GB,..
En Extrème-Orient : La Chine, Le Japon,…

- A l’Ouest, les Etats Unis exercent directement un pouvoir sur le reste de la périphérie.
- A l’Est, la Chine, acteur indépendant à la puissance de plus en plus manifeste et à la population gigantesque.
Le Japon, rival confiné sur quelques iles et la Corée du Sud où les Etats Unis disposent de points d’appui.

2. Au Centre : l’ex-URSS, dénué d’orientation politique ferme.

3. Au Sud : une région marquée par une forte anarchie politique mais riche en ressources énergétiques. Le Moyen Orient, le Caucasse et l’Asie Centrale.

Source : Wikipedia

La situation de l’Eurasie expliquée, il est maintenant important de comprendre les enjeux qui la composent. C’est ici que mon avis personnel rentre en compte.

Il faut savoir que l’Eurasie constitue, notamment,  l’enjeu géopolitique principal de l’hégémonie étasunienne.

C’est donc en fonction de cette région que les États-Unis vont mettre en place différentes stratégies.

Mais pourquoi cet intérêt si marqué?

L’Eurasie concentre 75% de la population mondiale et 75% des ressources énergétiques.
Elle possède 2/3 des régions les plus développées et les plus productives.
La région concentre également les 6 économies les plus prospères hors EU ainsi que les 6 plus gros budgets de la défense.
Enfin, l’Eurasie concentre tous les pays, officiellement et non officiellement, détenteurs de l’arme nucléaire… Sources :  “The Grand Chessboard”

Dès lors, devons nous voir dans chaque geste des US une stratégie personnelle?
Suite à cet étonnement, plusieurs questions prennent leur importance…

Le but de l’accord sur les arsenaux nucléaires avec la Russie est-il d’attirer l’espace central dans l’orbite de l’Ouest?

L’intérêt américain de mettre sur pied des projets sino-américains comme pour les sanctions sévères contre l’Iran ne veut-il pas, outre le fait que le Sud ne soit soumit à la domination d’un joueur, éviter que l’Est ne réalise sa propre unité?

On le sait, l’importance de la géopolitique détermine depuis la nuit des temps les priorités d’un pays.
C’est donc sans grands étonnements qu’on pourrait comprendre la stratégie des États-Unis qui cherche à définir des règles d’actions géostratégiques afin d’assurer le maintien de son statut de superpuissance planétaire.
Reste une question centrale : L’hégémonie, oui, mais à quelle fin?

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Un déplacement à Hambourg, un voyage magique

2 avril 2010 par mentenmichael
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Le Standard de Liège se déplaçait hier à Hambourg dans le cadre des quarts de finale aller de l’Europa League.

Voici, points par points, les étapes d’une aventure qui a commencé à Liège le 1er avril 2010.

Le départ…

Il était 01h00 lorsque le car est venu nous chercher à Belle île à Liège. Les supporters étaient au nombre de 40 à effectuer le voyage à partir d’Angleur et c’est dans une ambiance folle que le car a démarré.

Films, musiques, sandwichs et surtout boissons, tout était prévu pour que les 8 heures de trajets se déroulent sur le ton de la fête. Mais c’est surtout grâce à la diversité des chants que le voyage est vite passé.

Allons les rouges“, “On est chez nous“, “On n’a pas peur des Hamburgers“. Les standarmens ne semblaient pas à court d’idées lorsqu’il s’agissait de chanter pour leur équipe.

Le car est arrivé à Hambourg à 10h00. Sur place, plus de 70 cars étaient déjà présents, rassemblant au total 4300 supporters rouges et blancs.

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dsc00541Quant au déroulement de la journée, les consignes étaient claires. Les supporters étaient libres de visiter la ville mais devaient rejoindre leurs cars respectifs à 19h30.
Pendant que les plus joyeux  se dirigeaient dans les bistrots avoisinant le stade, certains profitaient de leur après midi pour visiter la ville. D’autres se rendaient déjà au stade.

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dsc00534A 18h30, tous les supporters regagnaient le métro direction HSN Nordbank Arena pour un match qui s’annonçait très intense…

dsc005321Les rouges et blancs n’avaient accès au stade qu’à 19h00. En attendant l’ouverture des grilles, c’est dans un climat bon enfant, que ces derniers ont fredonné certaines de leurs chansons. “Laissez nous rentrer“, “Les lucioles sont des pd“, “On a payé, laissez nous rentrer“, etc.

dsc005461dsc005481dsc005442Le match…

Résumé du match : http://www.rtbf.be/video/v_02-04-resume-de-hambourg-standard-jt13h-c-delstanches?id=29509&category=sport

Le stade était comble. Au total, 54000 personnes s’étaient données rendez vous pour le choc des quarts de finale : Hambourg – Standard.
Seuls face aux 50.000 allemands, les supporters liégeois n’étaient pourtant pas intimidés. Le match n’était pas encore commencé qu’on entendait un seul clan dans le stade…

Vidéo de l’ambiance avant match : m4h00567

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Le Standard sera le premier à ouvrir le score à la 30ème minute . Sur un corner, Dieu Merci Mbokani s’étend et trouve le cuir de la tête. Le ballon est envoyé dans les filets, laissant le gardien Hambourgeois sur place.

Vidéo de l’ambiance après le but : m4h00570

A la 42ème minute, Marco Camozzato accroche Pitrova dans le rectangle. Le penalty est converti par Mladen Petrić.
Trois minutes plus tard, le Standard encaisse un second but. Van Nistelrooy reprend le ballon de volée, Bolat est battu.
C’est 2-1 à la mi-temps.

Le score ne bougera plus. Les liégeois manqueront de revenir au score à plusieurs reprises mais n’y arriveront jamais.
Le Standard revient de Hambourg avec un bon résultat : 2-1.

Le retour…

La défaite du Standard n’a pas empêché les supporters liégeois de rester confiants. C’est dans un tonner d’applaudissement que les rouges et blancs ont quitté la pelouse.

Vidéo de l’ambiance après match : m4h00573
Les supporters des deux clubs se sont croisés sur le chemin du retour mais aucun incident ne s’est produit.

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Chacun a regagné son car dans une ambiance toujours folle. L’aventure était terminée mais pour une semaine seulement.

Jeudi prochain (08/04/2010), c’est au tour des rouges de recevoir les Allemands.

Vidéo : billet final face caméra : m4h00588

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La STIB veut chasser les SDF… Réactions…

10 mars 2010 par mentenmichael
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Interview de jean-peeters, patron du Front Commun des SDF

Rappelez vous le message lancé par la STIB il y a 4 mois.
Il invitait les habitués du métro à ne plus encourager la mendicité.

Aujourd’hui, ce message ne semble pas avoir eu de réel impact sur les navetteurs et les mendiants. Ce qui réjouit Jean Peeters, Patron du Front Commun des SDF.
Pour lui, ce genre de campagne n’empêchera jamais la mendicité d’exister.

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Quel avenir pour nos futures journalistes ?

10 mars 2010 par mentenmichael
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http://www.guardian.co.uk/media/pda/2010/jan/15/digital-media-journalism-education

Aujourd’hui, il semble indéniable que l’avenir du journalisme se dessine dans les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication).
De Twitter à Owni, les apprentis sont aujourd’hui invités à créer leurs bagages sur des blogs afin de montrer leur professionnalisme à l’ensemble du Globe.Internet doit dès lors être perçu comme offrant une série d’outils qui permettront au future journaliste d’être lu, écouter et vu par les intéressés.

Peut-on alors dire que le papier n’est plus à la mode ?
La question soulève évidemment de nombreuses polémiques. Cependant, si la presse perd son lectorat, on ne peut pas dire qu’elle est amenée à disparaître. Le journal papier s’est adapté suite à l’arrivée de la radio, puis de la télévision. Il devra aujourd’hui changer ses habitudes et s’adapter à un nouvel obstacle de taille.

Quant à nous, futures journalistes, il est important que nous commencions à prendre nos marques dans ces nouvelles technologies de l’info. Si le journalisme a connu pas mal de perturbations ces dernières années, il reste un métier d’avenir. Au diable donc les mauvaises augures ! La profession est à la pointe d’un nouvel outil d’expression qui s’avère être prometteur.
Reste à sortir nos cartes…

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Arthur Degreef, jeune espoir belge de tennis

2 mars 2010 par mentenmichael
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Reportage télé (2:40)

A 17 ans, Arthur Degreef est 20ème mondial junior de tennis.

Il est un des grands espoirs belges du tennis masculin.

Michael Menten est monté sur le court pour le rencontrer…

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Direct au Standard de Liège (Standard – Westerlo)

2 mars 2010 par mentenmichael
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14/02/2010 18:00

Exercice radio réaliser dans le cadre du cours de Frédérique Bastien (Bel RTL)

Objectif :

Faire comprendre à l’auditeur où je me situe sans évoquer le lieu dans mon texte.

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Personne n’est à l’abri ?

2 mars 2010 par mentenmichael
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Comme chaque hiver, la Belgique redécouvre ses oubliés sociaux. Des nouvelles qui alimentent particulièrement les nombreuses rédactions en manque d’inspiration.

En télé par exemple, une fois les sujets consacrés aux états de nos routes enneigées terminés, le JT enchaîne. Les sans-abri retrouvent leur minute de gloire. Un nouveau marronnier est lancé. Nous ont-ils manqué ? Pas vraiment… Mais nous sommes soulagés de voir que les anciens sont toujours en vie. Ou presque.

Faute de moyens ou d’envie, le temps accordé à ces grands exclus est cependant très limité. Notre connaissance du monde de la rue se réduit à ce que les médias veulent bien nous dire. C’est-à-dire pas grand-chose…

Et quand les journalistes se lancent dans la lourde tâche, le  discours est parfois alarmant.

Ainsi, nous pourrions tous, un jour, toucher le fond, perdre notre « chez nous ».

Tous aux abris ? Pas exactement…

Imaginons un instant Baudoin Prot, patron de BNP Paribas, demander l’aumône Gare Centrale ce lundi 1er. Son estomac supporterait-il l’acidité du vin de pomme alors qu’il a déjà du mal à digérer le Veuve Clicquot bu la veille lors d’un rituel interne ? Restons sérieux…

Si la rue héberge des milliers de personnes aujourd’hui, elle ne devrait en principe accueillir qu’une tranche de la population. Qui sont ces oubliés sociaux ?

Entre 30% et 80% de malades mentaux ?* La fourchette est grande…

Les avis tenus par bon nombre de sociologues, psychiatres et acteurs de terrain divergent. Leurs approximations montrent à quel point le sujet est complexe.

Et s’il est difficile de juger des maladies connues chez les sans-abri, connaître le nombre exact de ces derniers relève de l’impossible. Plus ardu encore, comprendre les raisons qui les ont amenés à la rue…

La pauvreté n’est pas l’unique facteur qui isole ces oubliés sociaux. La désocialisation rencontrée chez la plupart d’entre eux prouve une fois de plus que seule, une partie de la population est touchée.

Au diable donc les querelles familiales. La situation est ici plus complexe !

Le cordon qui relie l’homme à sa propre famille ne tient parfois qu’à un fil.

Certains trouveront la force de combattre l’échec, d’autres n’auront jamais l’énergie pour faire face.

N’en déplaise donc aux visionnaires alarmistes, les grands exclus sont souvent les victimes d’un passé douloureux, dont les échecs répétitifs sont fatals.

Une fois de plus, ces revers touchent les plus faibles d’entre nous. Coincés dans un système de survie, les sans-abri se retrouvent dès lors dans des situations dont il est très difficile de sortir.

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L’objectivité n’existe pas

16 février 2010 par mentenmichael
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L’objectivité est au cœur des préoccupations du journalisme depuis de nombreuses années.

Le reporter ne doit laisser ni ses sentiments, ni ses opinions influencer son travail. Cela fait partie des codes qui lui sont attribués lors de ses premiers pas dans le monde professionnel.

A l’école déjà, les théories qui étudient cette « neutralité » différencient le bon du mauvais journaliste.

« Faites preuve d’impartialité et ne vous laissez pas guider par vos émotions. »

Tel était le propos d’un professeur d’analyse de la presse écrite de la Haute École de la Province de Liège.

Pourrait-on donc attribuer à Jean-Pierre Martin la couronne du plus mauvais journaliste ?

Le grand reporter ne verrait pas cette logique d’un très bon œil …

Pourtant, l’émotion à fleur de peau qui dicte la plupart de ses reportages témoigne d’une grande subjectivité. Chose qui déclenche les colères chez certains confrères.

Mais si les nombreux farouches définissent le travail de J-P M. de médiocre, le personnage reste pourtant reporter « numéro 1 » de la boîte dans laquelle il travaille.

Comment peut-on donc expliquer cette conflictualité entre objectivité et son contraire ?

Aujourd’hui, il semble définitivement convenu que la parfaite objectivité n’est pas accessible. Choisir une orientation d’article renvoie déjà à la prise de parti. Cependant, la règle de l’objectivité demeure un idéal à atteindre.

Évidemment, tendre vers cette objectivité ne relève pas de l’impossible, mais il existera toujours un filtre par lequel chaque reporter devra passer.

C’est la rupture entre réalité et narration.

Prenons l’exemple d’un reportage réalisé lors d’un stage sur Vivacité (Liège) le 1er Mai 2009. Françoise Dubois, rédactrice en chef, me demandait de couvrir la fête du muguet. Je me suis donc rendu auprès de vendeurs ambulants qui sillonnaient les rues de la Cité Ardente afin qu’ils témoignent de leur recette.

Lorsque j’ai choisi de poser certaines questions, suivant un angle précis, à un interlocuteur qui me semblait sympathique, j’ai réalisé de nombreux choix personnels. Ma démarche instinctive et spontanée m’a conduit à transformer la réalité. Cet exemple m’amène donc à cette réflexion :

La subjectivité est elle inconsciente ?

Quel que soit le média étudié, il existe une part de subjectivité dans chaque reportage réalisé. Hors, nous savons que le journaliste joue un rôle essentiel dans la vie des citoyens en influençant leurs attitudes quotidiennes.

Cette subjectivité peut cependant être « maîtrisée » selon différents critères qui touchent aussi bien les qualités propres du journaliste que les choix éditoriaux des rédactions.


Prenons l’exemple des journaux télévisés en Belgique. Ceux-ci sont limités dans le choix de sujets vu le peu de temps accordé pour traiter des informations.

L’édition doit donc réaliser une sélection parmi le flux d’information reçue afin de proposer un traitement de l’actualité diversifié et concret.

Comment peut-on alors expliquer que le journal de 19h00 sur RTL TVI est presque identique à celui de son confrère de la RTBF à 19h30 ?

N’y a-t-il pas assez de sujets intéressants à traiter ?

Est-ce une raison pour laquelle la chaîne publique perd de nombreux fidèles ?

Parlons justement de l’intérêt des sujets présentés par nos deux chaînes et par les autres d’ailleurs. Est-il réellement indispensable de suivre tous les jours le bon rétablissement de Johnny?

S’il faut admettre qu’il existe une part de subjectivité chez chaque journaliste, n’oublions pas non plus que l’actualité est traitée par rapport aux spectateurs. Le but étant de réaliser un gros chiffre d’audience, les sujets seront choisi selon la demande.

L’état de santé des 50 millions de sans papiers semble moins nous préoccuper que les 2 dents cassées de notre ami Silvio Berlusconi.


Prenons un autre exemple. La condition de la femme en Iran et en Afghanistan est souvent montrée du doigt par les médias. Dénoncer les atteintes à la démocratie ou au droit des femmes est une bonne chose pour empêcher les violations du droit international.

Cependant, les journalistes n’oublient-ils pas d’autres pays où certaines femmes connaissent des conditions bien plus atroces ? L’Arabie Saoudite, avec qui l’Occident coopère, semble libre de commettre les pires atrocités.
Là où le voile et les minarets déclenchent les foudres, l’analyse vaginale et les châtiments réservés à certaines femmes arabes ne semblent pas heurter les consciences.

Saddam Hussein, quant à lui, est devenu un épouvantable tyran le jour où il a eu l’impudence de nous voler la clef de la station service koweitienne.

A travers ces différents exemples, nous pouvons constater que les médias font parfois des choix litigieux.

Si la subjectivité est inconsciente dans certaines situations, n’est-elle pas également le fruit d’un système qui nous pousse à voir le monde d’un certain angle ?


Qui est responsable de cet abrutissement général qui touche la plus grande partie de la population ?

Rendre les médias seuls coupables de cette situation ne serait pas un raisonnement très objectif…

Le peuple est également partie prenante quand il réclame cette information populaire qui alimente sa vie quotidienne.

Lorsque Jean-Claude Guillebaud, journaliste français et conférencier, nous invite à combattre ce fameux clergé, il veut surtout nous avertir du danger que suscite la logique de la chasse au scoop et de cette nouvelle machinerie médiatique.

La nostalgie du sexagénaire ne rejoint cependant pas les croyances de l’opinion publique.

Nous sommes donc face à une situation qui remet en cause non seulement la responsabilité des médias mais aussi celle d’une société « pseudo » démocratique.

Cette réflexion personnelle me pousse à me poser une dernière question :

A l’heure actuelle, quel est finalement le vrai rôle des médias ?

Michael Menten

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Hello world!

10 février 2010 par mentenmichael
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